Le 21 avril : Marche pour la terre

482836_548575988509774_133877980_nBonjour les amis,

Voici une déclaration que nous vous invitons à signer pour la journée de la terre, le 21 avril. Cette année, il s’agit de lancer un appel pour réduire notre dépendance au pétrole et dire non aux projets de développement des énergies fossiles.

Justice Climatique Montréal appui les efforts entourants la journée de la terre, mais nous avons voulus préciser certains points concernant la déclaration afin qu’elle représente davantage la vision et les valeurs fondamentales de notre groupe. Veuillez lire les détails ci-dessous.

Au plaisir de vous voir le 21 avril à 14h pour la marche qui débutera à la place des festivals pour montrer au gouvernement qu’on ne veut pas voir les sables bitumineux au Québec!  

Justice Climatique Montréal se joint au mouvement social du Jour de la terre en ajoutant aujourd’hui son nom à la Déclaration du 21 avril 2013, avec les précisions suivantes :

·       Il est important pour nous de reconnaitre que nous sommes sur un territoire occupé et au sein d’états provincial et fédéral encore colonialistes. Nous appuyons activement la souveraineté des nations autochtones de ce territoire, ainsi que les luttes pour la  décolonisation et d’anti-oppression.

·      Nous affirmons que les changements climatiques ont déjà des impacts ressentis et sérieux à travers notre globe, en particulier dans les communautés marginalisés du Sud mondialisé. Cette réalité nous exige d’agir en solidarité avec les peuples affectés.

·      Nous croyons qu’il faut aller bien au-delà de limiter les effets néfastes du réchauffement planétaire. Nous devons adresser directement la cause de ces effets néfastes. Un changement important s’impose dans l’approvisionnement de notre énergie et cela nécessite, en particulier, de se défaire du mode de production capitaliste industrialiste qui est coincé dans l’engrenage de la croissance économique infinie.

·      Nous croyons qu’il faut aller au-delà des « énergies propres »; car même à grande échelle, celles-ci ont eux-aussi leur lot d’enjeux sociaux et environnementaux. De plus, nous  nous opposons à tout projet d’énergies fossiles.  Il est temps de passer à la prochaine étape, soit une altération de notre mode de vie vers la décroissance, la réduction de notre consommation de biens et de ressources autant que d’énergie.

·      Nous précisons la demande que le gouvernement du Québec adopte avant la fin de l’année un plan crédible pour réduire la consommation de pétrole de la province de 30% et nos émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020 par rapport l’année de référence 1990.

·      Nous précisons la demande que le gouvernement du Canada réinstaure les lois environnementales effacées par les projets de loi C-38 et  C-45.

·      Nous croyons que le concept de souveraineté énergétique, présente une approche locale et humaine aux enjeux énergétiques. En prenant elle-même en charge sa production d’énergie, une communauté sera plus encline à accepter des projets dont les impacts sont minimes afin d’éviter les impacts dans son propre entourage. Elle peut être une clé à un avenir plus durable autant pour nos enfants que pour les biotopes qui nous soutiennent.